Vers Anchorage (1er-4 novembre 2011)
Le 29 octobre 2011 je quitte définitivement Whitehorse afin de poursuivre mon road trip vers Anchorage. J’ai prévu me rendre
jusqu’à Tok, en Alaska, mais la journée est bien avancée.
Le genre de gazon sur les collines est en fait une plante que mangeait les mammouths. Le paysage n’aurait pas beaucoup
changé étant donné que cette plante possède une toxine qui empêche toute autre espèces végétale de pousser.
Le tronçon entre Whitehorse et l’Alaska est tout simplement grandiose. J’ai frappé du mauvais temps à l’allé après Haines
Junction mais le retour a été parfait.
Finalement, j’ai pas réussis à trouver de bon endroit pour arrêter alors j’ai poussé jusqu’à Tok où je suis arrivé vers 23h.
TOK À FAIRBANKS
Premières impressions: C’est l’hiver! Il fait frette (-20) comme en janvier à Montréal. Je n’aurais pas pensé que la
différence aurait été aussi marqué. Mais c’est vrai qu’en regardant la carte, la route monte pas mal dans nord et s’enfonce
également beaucoup dans les terres où les écarts de température sont plus importants.
FAIRBANKS
Il faisait tellement froid que je n’ai pratiquement fait que passé. En fait, je suis arrivé, j’ai fait mon lavage au
laundromat et je suis allé chez mon CouchSurfer. Ah oui, le laundromat était vraiment rétro, on se serait cru à New-York dans
les années 50. Même la madame était rétro. Y’avait des carrosses à linge pour se promener entre laveuse et séchauses. Les
sécheuses faisaient peur, c’était des grosses boites avec un gros cyclindre, ça faisait Hitchcok. Tout en vieux plastique
genre Baklite et gros métal cromé. Les couleurs variaient du brun au orange en passant par le jaune-brun et le vert vieux.
Les tapis doivent être d’origine. J’ai pas pris de photos, mais peut-être avec le nom c’est possible de trouver de quoi sur
le net, c’est King Coin.
Fairbanks aurait pu être mon premier but de voyage mais j’ai plutôt opté pour Anchorage, plus importante et plus attrayante.
Cependant, Fairbanks se trouve à être le point le plus au nord de mon parcours et de ma vie.
Souvent, le premier lieu que j’arrête dans une nouvelle pas pire grande ville c’est le McDo, pour le WiFi. Eh bien, voilà que
c’était le premier McDo aux states depuis un bout et je me rappelais pas que le goût était aussi différent! Les frites ont
pas le même goût, moins bonnes en tous cas. Les pickles dans le big mac sont plus traditionnelles à l’aneth. Même le ketchup
est pas pareil, étonnement c’est pas du Heinz mais juste du McDo. Ronald m’en cachait une bonne!
Mes Couch Hosters étaient très sympas, ils habitent une “cabin” sans eau courante à l’extérieur de la ville. Il faisait
encore plus froid qu’à Tok, en bas de -20. Ça m’a pas prit trop longtemps à décider de continuer ma route.
J’amorce maintenant le dernier tronçon avant d’arriver à ma première destination et but de voyage. Avant d’arriver dans le
secteur du Parc Denali, la route n’a pas grand chose à offrir.
INTO THE WILD
Ce faisant, j’approche lentement mais sûrement de l’endroit où s’est déroulé la tragédie du film Into The Wild. Pour ceux qui
ne connaissent pas l’histoire, il s’agit de l’histoire d’un jeune Américain qui décide de tout quitter pour vivre de la
nature, dans la nature. Il décide que l’endroit en question est idéal pour ce qu’il recherche; étendues sauvages et je crois
qu’il entend parler de l’autobus qui s’y trouve. Il va donc s’y installer, il a tout prévu et tout fonctionne plutôt bien
jusqu’au jour où il manque de nourriture et il essaie de revenir mais le niveau d’une des deux rivières a trop monté, il est
piégé et meurt de faim. L’histoire est vraie et les évènements se sont déroulé je crois il y a une dizaine d’années. Pour se
rendre à l’autobus, il faut emprunter la Stempede Trail qui est pavée sur 8 miles et ensuite faire un 20 miles.
Je n’avais pas l’intention d’y aller mais au moins la marcher un peu, quelque chose de raisonnable selon mon contexte. En été
je l’aurais probablement fait mais avec l’hiver installé, j’y ai renoncé assez vite! J’ai tout de même marché un bon 5km,
jusqu’à ce que je ne vois plus le sentier. En fait, il finit par emprunter un petit ruisseau et avec la neige et la glace les
poches d’eau sont imprévisibles.
Je me suis encore fait prendre par une tempête en partant du secteur Denali. Et encore une fois, pas d’arrêt vraiment
possible pendant des miles et et des miles. En fait, d’habitude les Parkings sont indiqués d’avance mais pour une raison x
ils étaient quasi inexistants. Finalement, je me suis arrêté à une statio-service 24h avec un genre de marché. Aux states,
c’est fréquent des dépanneurs-marchés où on peut retrouver du fast food comme du poulet frit, des hot-dogs, nachos etc.
J’ai dormis un peu dans la voiture mais ça me disait pas d’aller sur le matelas. Finalement, j’achètes quelques victuailles
et je repars. Plus loin, je trouve un beau Parking où je m’installe enfin.
































